Les municipales 2026 à Nice s’annoncent comme une bataille électorale intense et passionnée. Alors que le clan Ciotti est attaqué sur de potentielles inéligibilités, il a décidé de riposter sur le même terrain. Le mois dernier, l’adjoint aux Finances et à l’Éthique de Christian Estrosi avait pointé l’incompatibilité du retour à la présidence du Gym de Jean-Pierre Rivère avec ses ambitions électorales. Ce dernier, qui devait devenir le premier adjoint d’Éric Ciotti en cas de victoire, a finalement renoncé à figurer sur la liste du candidat de l’Union des Droites pour la République soutenu par le RN.
Cependant, cela n’a pas dissuadé pour autant Marc Concas, membre de l’équipe de campagne du maire sortant, d’écrire au préfet Laurent Hottiaux. Pour lui signaler le cas de Pierre Ippolito, un autre soutien de poids d’Éric Ciotti. Selon le clan Estrosi, ce chef d’entreprise pourrait lui aussi tomber sous le coup de l’article L231 du code électoral qui fixe la liste des inéligibilités. La stratégie du clan Ciotti est claire : contre-attaquer sur le terrain de l’inéligibilité pour affaiblir son adversaire.
Trois jours plus tard, le représentant de l’État recevait une nouvelle missive. Signée Gaëlle Frontoni, conseillère municipale proche d’Éric Ciotti, qui signale à son tour « une possible situation d’inéligibilité en cours de mandat ». Cette fois, ce sont deux adjoints de Christian Estrosi qui sont dans le viseur. Il s’agit d’une part de Pascal Condomitti, en charge des Sports et qui exerce par ailleurs des fonctions au sein du groupe Veolia, et d’autre part d’Anne Ramos, en charge des Grands Projets de la Ville, qui exerce en parallèle de son mandat « les fonctions de directrice des relations clients » au sein de Côte d’Azur Habitat.
Il est important de noter que l’article L231 du code électoral est très clair sur les inéligibilités. Il est interdit à tout élu de cumuler des fonctions électives avec des activités professionnelles qui pourraient être en conflit d’intérêts. Dans le cas de Pascal Condomitti et Anne Ramos, il semblerait qu’ils pourraient être concernés par cette disposition. La question est maintenant de savoir si le préfet Laurent Hottiaux va prendre des mesures à l’encontre de ces deux adjoints.
Anne Ramos a déjà annoncé qu’elle ne figurerait pas sur la liste de Christian Estrosi pour les prochaines municipales. Cependant, dans le clan Ciotti, on estime que les deux élus devraient être démis de leurs fonctions électives sans même attendre le scrutin de mars. La parole est désormais au préfet, qui devra prendre une décision dans les prochains jours.
Voici les points clés de cette affaire :
- Le clan Ciotti contre-attaque sur le terrain de l’inéligibilité après avoir été attaqué sur de potentielles inéligibilités.
- Deux adjoints de Christian Estrosi, Pascal Condomitti et Anne Ramos, sont dans le viseur pour des possibles inéligibilités.
- L’article L231 du code électoral fixe la liste des inéligibilités et interdit à tout élu de cumuler des fonctions électives avec des activités professionnelles qui pourraient être en conflit d’intérêts.
- Le préfet Laurent Hottiaux devra prendre une décision dans les prochains jours sur les mesures à prendre à l’encontre de ces deux adjoints.
Les municipales 2026 à Nice s’annoncent comme une bataille électorale intense et passionnée. Les enjeux sont importants et les candidats ne lésinent pas sur les moyens pour gagner. La question est maintenant de savoir qui sortira vainqueur de cette bataille électorale. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer l’issue de cette élection.