CHAPEAU : Le Conseil d’État vient de confirmer l’interdiction de la vidéosurveillance algorithmique à Nice, une décision qui suscite des réactions mitigées. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a vivement critiqué cette décision, estimant qu’elle bloque l’utilisation d’outils technologiques pour sécuriser les abords des écoles. Cette décision intervient après que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ait demandé à la mairie de désactiver le dispositif de vidéosurveillance algorithmique mis en place à l’entrée des écoles de la ville. Le Conseil d’État a souligné que le code de la sécurité intérieure n’autorise pas l’utilisation d’algorithmes pour analyser de manière systématique et automatisée les images collectées sur la voie publique.

L’essentiel en bref

  • Le Conseil d’État a confirmé l’interdiction de la vidéosurveillance algorithmique à Nice, considérant qu’elle n’est pas autorisée par la loi actuelle.
  • La ville de Nice avait mis en place un dispositif de vidéosurveillance algorithmique pour analyser les images des caméras filmant les entrées des écoles et alerter la police municipale en cas de stationnement anormal.
  • La Cnil avait demandé à la mairie de désactiver ce dispositif, rappelant la nécessité de réduire l’analyse des personnes sur la voie publique au strict minimum.
  • Le maire de Nice, Christian Estrosi, a critiqué la décision du Conseil d’État, estimant qu’elle bloque l’utilisation d’outils technologiques pour sécuriser les abords des écoles.

La décision du Conseil d’État

Le Conseil d’État a souligné que le dispositif de vidéosurveillance algorithmique mis en place à Nice est un traitement algorithmique de données à caractère personnel qui consiste à détecter automatiquement et en continu, en temps réel, la présence de véhicules stationnant irrégulièrement devant les écoles pendant leurs horaires d’ouverture, et à alerter la police municipale si nécessaire. Cependant, le Conseil d’État a estimé que aucun texte n’autorise la mise en œuvre de tels traitements.

La réaction du maire de Nice

Illustration

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a vivement critiqué la décision du Conseil d’État, estimant qu’elle bloque l’utilisation d’outils technologiques pour sécuriser les abords des écoles. Il a déclaré que « nos enfants méritent mieux que des blocages administratifs basés sur des lois dépassées. La loi doit changer ». Il a également souligné que la ville de Nice avait mis en place ce dispositif pour protéger les élèves et les enseignants, et que la décision du Conseil d’État est une atteinte à la sécurité des écoles.

« Nos enfants méritent mieux que des blocages administratifs basés sur des lois dépassées. La loi doit changer », a déclaré Christian Estrosi.

La politique de vidéosurveillance à Nice

La ville de Nice est connue pour sa politique de vidéosurveillance, avec près de 5 000 caméras installées dans la ville. La mairie a mis en place plusieurs dispositifs de vidéosurveillance algorithmique pour analyser les images des caméras et détecter les anomalies. Cependant, cette politique est vivement critiquée par une partie de l’opposition et par des associations, comme la Ligue des droits de l’homme (LDH), qui contestent son efficacité et estiment qu’elle porte atteinte aux libertés individuelles.

Pour en savoir plus sur la politique de vidéosurveillance à Nice, vous pouvez consulter notre article sur la surveillance à Nice. Vous pouvez également participer à notre débat sur l’utilisation de la vidéosurveillance dans les villes.

La décision du Conseil d’État sur l’interdiction de la vidéosurveillance algorithmique à Nice est une étape importante dans le débat sur la sécurité et les libertés individuelles. Il est important de continuer à suivre les développements sur cette question et de participer à la discussion sur l’utilisation de la technologie pour sécuriser les espaces publics. Pour plus d’informations sur les dernières actualités, vous pouvez consulter notre site web Ouest-France.